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Contraventions routières et retraits de points

Contraventions routières et retraits de points

Vous avez reçu un avis de contravention, une amende forfaitaire majorée ou une convocation devant le tribunal de police ? Avant de payer, il est essentiel de mesurer toutes les conséquences de la décision : le montant de l’amende, mais également le retrait de points, le risque d’invalidation du permis et, dans certaines situations, une éventuelle suspension.

Le paiement d’une amende forfaitaire ne constitue pas une simple formalité. Il établit juridiquement la réalité de l’infraction, éteint en principe l’action publique et déclenche le processus de retrait de points. Une contestation doit donc être étudiée avant tout règlement.

Maître Martin Faure, avocat en droit routier au Barreau de Montpellier, intervient dans toute la France pour contester les contraventions routières, défendre les conducteurs devant le tribunal de police et protéger leur permis de conduire.

Les bons réflexes : N’attendez pas que votre solde de points atteigne zéro pour réagir. Plus votre situation est examinée tôt, plus il est possible d’agir : contester dans les délais, anticiper plusieurs retraits de points successifs, préserver la validité du permis.

À l’inverse, laisser simplement l’amende impayée ne permet pas nécessairement de protéger son permis. En l’absence de contestation régulière, l’émission de l’amende forfaitaire majorée peut suffire à déclencher le retrait de points.

Dans quelles situations le cabinet peut-il intervenir ?

Le cabinet peut notamment vous assister lorsque :

  • Votre solde de points est faible ou probatoire et la validité de votre permis est menacée.
  • Plusieurs retraits de points sont encore en attente et risquent d’entraîner l’invalidation du permis.
  • Vous avez reçu plusieurs avis et souhaitez déterminer dans quel ordre agir.
  • Vous avez reçu directement une amende forfaitaire majorée sans avoir eu connaissance de l’avis initial.
  • L’Officier du ministère public a rejeté ou déclaré irrecevable votre contestation.
  • Des points ont déjà été retirés de votre permis alors que vous contestez l’infraction ou sa régularité.
  • Vous êtes convoqué devant le tribunal de police ou avez reçu une ordonnance pénale.
  • Une erreur affecte le véhicule, le lieu, l’heure ou les circonstances de l’infraction.
  • Vous n’étiez pas le conducteur du véhicule au moment des faits.
  • Vous avez reçu un avis après un contrôle radar ou une vidéo-verbalisation.

Chaque dossier nécessite une analyse individuelle. Une contestation utile repose sur les mentions du procès-verbal, les éléments de preuve, la procédure suivie et la situation exacte du permis de conduire.

Une contravention n’entraîne pas immédiatement le retrait des points

L’amende et le retrait de points sont deux conséquences juridiquement distinctes.

La contravention relève de la procédure pénale. Elle peut donner lieu à une amende forfaitaire, à une ordonnance pénale ou à un jugement du tribunal de police. Le retrait de points est, quant à lui, une mesure administrative enregistrée par le ministère de l’Intérieur.

L’article L. 223-1 du Code de la route prévoit que la réalité d’une infraction entraînant un retrait de points est établie par :

  1. Le paiement de l’amende forfaitaire
  2. L’émission du titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée
  3. L’exécution d’une composition pénale
  4. Une condamnation devenue définitive

La date des faits n’est donc pas nécessairement celle du retrait effectif des points.

Étape de la procédure Conséquence sur les points
Constatation de l’infraction ou réception de l’avis Aucun retrait définitif à ce seul stade.
Contestation recevable dans le délai L’infraction n’est pas encore définitivement établie : aucun retrait de points à ce stade.
Versement d’une consignation Ne vaut pas paiement de l’amende et ne déclenche pas, à lui seul, le retrait de points.
Paiement de l’amende forfaitaire Établit l’infraction et permet le retrait des points.
Émission de l’amende forfaitaire majorée Peut engendrer la perte de points même si l’amende n’a pas encore été payée.
Condamnation définitive Établit l’infraction et permet le retrait des points.

Cette chronologie explique pourquoi une stratégie doit être décidée rapidement. Attendre l’enregistrement du retrait de points peut fermer la voie la plus directe, qui consistait à contester l’infraction elle-même.

Combien de points peut-on perdre pour une contravention routière ?

Barème des principales infractions routières et des retraits de points du permis de conduire
Infraction Classe ou qualification Retrait de points
Excès de vitesse inférieur à 5 km/h 3e ou 4e classe selon la limitation 0 point
Excès de vitesse de 5 à moins de 20 km/h 3e ou 4e classe selon la limitation 1 point
Excès de vitesse de 20 à moins de 30 km/h 4e classe 2 points
Excès de vitesse de 30 à moins de 40 km/h 4e classe 3 points
Excès de vitesse de 40 à moins de 50 km/h 4e classe 4 points
Chevauchement d’une ligne continue 4e classe 1 point
Franchissement d’une ligne continue 4e classe 3 points
Circulation sur la partie gauche de la chaussée 4e classe 3 points
Circulation sur la bande d’arrêt d’urgence 4e classe 3 points
Téléphone tenu en main ou dispositif sonore porté à l’oreille 4e classe 3 points
Défaut de port de la ceinture par le conducteur 4e classe 3 points
Défaut de port du casque 4e classe 3 points
Défaut de port de gants homologués à moto 3e classe 1 point
Vitres avant insuffisamment transparentes 4e classe 3 points
Non-respect des restrictions inscrites sur le permis de conduire 4e classe 3 points
Changement de direction sans avertissement préalable 2e classe 3 points
Non-respect des distances de sécurité 4e classe 3 points
Stationnement dangereux 4e classe 3 points
Sens interdit 4e classe 4 points
Non-respect d’un feu rouge 4e classe 4 points
Non-respect d’un stop 4e classe 4 points
Non-respect d’un cédez-le-passage 4e classe 4 points
Refus de priorité à droite 4e classe 4 points
Refus de priorité à un piéton 4e classe 6 points
Alcoolémie contraventionnelle, entre le seuil applicable et moins de 0,8 g/l de sang 4e classe 6 points
Détention, transport ou usage d’un dispositif destiné à déceler ou perturber les contrôles de vitesse 5e classe 6 points

Toutes les contraventions n’entraînent pas un retrait de points. Les infractions relatives au stationnement gênant ou abusif, par exemple, donnent lieu à une sanction financière sans retrait de points. À l’inverse, certaines contraventions de quatrième classe peuvent retirer jusqu’à six points.

Très grand excès de vitesse : Attention au changement de qualification

Depuis le 29 décembre 2025, un dépassement de la vitesse maximale autorisée d’au moins 50 km/h constitue un délit, y compris lorsqu’il est commis pour la première fois. Il ne relève donc plus de la simple contravention de cinquième classe. Ce délit entraîne notamment un retrait de six points et relève d’une défense pénale spécifique.

Infractions simultanées et retraits de points maximum

Lorsque plusieurs infractions avec retraits de points sont commises simultanément, les retraits se cumulent en principe dans la limite de huit points. Une exception porte désormais ce maximum à neuf points en cas de conduite après usage de stupéfiants cumulée avec l’emprise de l’alcool ; cette situation constitue toutefois un délit et non une simple contravention.

Alcool et stupéfiants : le retrait de neuf points ne peut pas être rétroactif

Le cabinet vient d’être confronté à une nouvelle anomalie dans la gestion du permis à points : Le ministère de l’intérieur retire désormais neuf points pour l’infraction de conduite en ayant fait usage de stupéfiants et sous l’empire d’un état alcoolique, indifféremment de la date des faits.

Dans notre affaire, l’administration a retiré neuf points à un conducteur pour des faits de conduite sous stupéfiants et sous alcool, commis en 2022.

Or, ce retrait de neuf points n’est applicable qu’aux faits commis depuis le 11 juillet 2025. Auparavant, l’article L. 235-1 du Code de la route prévoyait un retrait de six points pour cette infraction.

La Cour européenne des droits de l’homme reconnaissant au retrait de points un caractère punitif et dissuasif (CEDH, Malige c. France, 23 septembre 1998), la règle nouvelle plus sévère ne peut s’appliquer à des faits antérieurs. Un retrait de neuf points prononcé dans ces conditions méconnaît donc le principe de non-rétroactivité et doit être contesté devant le Tribunal administratif compétent. 

Pourquoi faut-il réfléchir avant de payer l’amende ?

Le paiement met normalement fin à la possibilité de discuter l’infraction devant le tribunal de police. L’article 529 du Code de procédure pénale prévoit que le paiement de l’amende forfaitaire éteint l’action publique. Parallèlement, l’article L. 223-1 du Code de la route en fait l’un des événements établissant l’infraction pour le retrait de points.

Ainsi, payer pour bénéficier du montant minoré peut avoir une conséquence beaucoup plus importante que l’économie réalisée, notamment lorsque :

Il ne faut pas non plus confondre paiement et consignation. Dans certaines contestations, principalement en matière de contrôle automatisé, une somme doit être consignée pour que la requête soit recevable. Cette consignation ne vaut pas paiement de l’amende, n’emporte pas reconnaissance de l’infraction et n’entraîne pas de retrait de points à ce stade.

Comment contester un avis de contravention ?

La procédure dépend du document reçu. Employer le mauvais recours, omettre une pièce obligatoire ou dépasser le délai peut rendre la contestation irrecevable sans que son bien-fondé soit examiné.

1. Identifier le document et le délai applicable

Principaux délais de contestation et de défense en matière contraventionnelle
Document reçu Démarche à effectuer Délai de principe
Avis de contravention / amende forfaitaire Requête en exonération 45 jours
Amende forfaitaire majorée Réclamation motivée 30 jours
Ordonnance pénale contraventionnelle Opposition 30 jours
Convocation devant le tribunal de police Préparer sa défense Date d’audience

Les modalités portées sur le document doivent toujours être vérifiées. Une situation particulière peut modifier le point de départ du délai, notamment lorsque l’avis n’a pas été reçu, que l’adresse de la carte grise n’était plus à jour ou que la notification présente une difficulté.

2. Préserver les preuves

Conservez l’avis complet, son formulaire de requête (formulaire bleu) et si possible, son enveloppe — particulièrement importante en cas d’amende majorée — ainsi que tous les éléments susceptibles d’appuyer la contestation : photographies, vidéos, données de géolocalisation, attestations, justificatifs de cession, de plainte, (vol, destruction ou d’usurpation de plaques), éléments relatifs à l’identité du conducteur et preuves du dépôt de l’envoi recommandé ou de la consignation. En cas de contrôle automatisé, le cliché radar peut également être demandé, mais cette démarche ne suspend pas le délai de contestation indiqué sur l’avis.

3. Respecter les formalités de la contestation

La contestation d’une contravention obéit à des délais et à des formalités strictes. Une erreur dans son envoi, les pièces produites ou la consignation peut entraîner son irrecevabilité, indépendamment de la pertinence du moyen invoqué.

4. Présenter un moyen de défense adapté et pertinent

Contester ne consiste pas simplement à déclarer que l’on n’est pas d’accord. La requête doit reposer sur des faits précis, un fondement juridique pertinent et des éléments de preuve recevables.

Quels moyens peuvent permettre de contester une contravention ?

Les moyens de défense dépendent notamment du mode de constatation de l’infraction, de l’identification du conducteur, des mentions du procès-verbal, des éléments matériels disponibles et de la régularité de la procédure.

Ils peuvent concerner l’impossibilité d’identifier le conducteur, une incohérence dans les constatations, la preuve que le titulaire du certificat d’immatriculation ne conduisait pas, les conditions d’utilisation d’un appareil de contrôle ou encore une irrégularité affectant les poursuites.

L’article 537 du Code de procédure pénale prévoit toutefois que les procès-verbaux régulièrement établis en matière contraventionnelle font foi jusqu’à preuve contraire, laquelle doit être rapportée par écrit ou par témoins. La seule affirmation du conducteur ne suffit donc généralement pas.

Toute erreur relevée sur un avis ou un procès-verbal n’entraîne pas automatiquement l’annulation de la procédure. Le Cabinet vérifie si le moyen envisagé est juridiquement opérant et détermine la stratégie la plus adaptée, notamment au regard du risque de retrait de points ou d’invalidation du permis.

Radar automatique : peut-on éviter le retrait de points lorsque l’on n’était pas le conducteur ?

Lorsqu’une infraction est constatée sans interception, l’avis est adressé au titulaire du certificat d’immatriculation. Cela ne signifie pas que celui-ci peut automatiquement être déclaré pénalement coupable comme conducteur.

Si les éléments du dossier ne permettent pas de prouver que le titulaire conduisait, sa responsabilité pénale ne peut pas être retenue sur cette seule qualité. Pour certaines infractions, le tribunal peut néanmoins le déclarer redevable pécuniairement de l’amende sur le fondement de l’article L. 121-3 du Code de la route, sauf s’il établit un vol ou un autre événement de force majeure, ou s’il apporte tous éléments permettant d’établir qu’il n’est pas l’auteur véritable de l’infraction. Cette redevabilité :

  • n’entraîne aucun retrait de points ;
  • ne constitue pas une condamnation pénale pour l’infraction ;
  • n’est pas inscrite au casier judiciaire ;
  • n’est pas prise en compte pour la récidive.

La stratégie dépend toutefois de nombreuses variables, des éléments d’identification et de la nature exacte de l’infraction. Il ne faut jamais désigner faussement un autre conducteur.

Cas particulier des véhicules de société

Lorsque le véhicule appartient à une personne morale ou est détenu par elle, son représentant légal doit, pour les infractions concernées, désigner le conducteur dans les 45 jours suivant l’envoi ou la remise de l’avis, sauf vol, usurpation de plaque ou autre événement de force majeure. L’absence de désignation peut constituer une infraction autonome. Un avis reçu au nom d’une société doit donc être traité sans délai.

L’absence de désignation constitue une infraction autonome : la personne morale s’expose à une amende de 450 € au tarif minoré, 675 € au tarif forfaitaire et 1 875 € en cas d’amende forfaitaire majorée. En cas de poursuites devant le tribunal, l’amende peut atteindre 3 750 €.

Un avis reçu au nom d’une société ne doit donc pas être payé sans analyse préalable. Le Cabinet intervient régulièrement pour contester les amendes forfaitaires majorées émises pour non-désignation et en obtenir la suppression lorsque la situation et la procédure le permettent.

Que se passe-t-il après la contestation ?

L’Officier du ministère public peut :

  1. Classer l’affaire sans suite ;
  2. Saisir le tribunal de police ;
  3. Déclarer la requête irrecevable si les conditions légales ne sont pas remplies.

Lorsqu’il est saisi d’une contestation recevable portant sur le fond, l’Officier du ministère public n’est pas le juge de la culpabilité. S’il ne classe pas l’affaire, la contestation doit en principe pouvoir être examinée par une juridiction. 

Une décision d’irrecevabilité de l’Officier du ministère public peut elle-même être analysée, et dans certains cas contestée devant le tribunal de police, afin de garantir l’accès effectif à un juge. La procédure à employer dépend cependant du stade du dossier.

Que faire si les points ont déjà été retirés ?

Lorsque le retrait figure déjà sur le dossier du permis, la première étape consiste à télécharger le relevé d’information intégral afin de reconstituer la chronologie du dossier. 

Un recours peut être envisagé notamment en cas d’imputation erronée ou d’une irrégularité affectant la décision de retrait.

Si le solde est devenu nul et qu’une lettre 48SI a été reçue : il faut engager un recours spécifique contre l’invalidation du permis de conduire.

Peut-on récupérer ses points sans contester ?

La contestation n’est pas toujours la seule stratégie. Selon le solde du permis et les dates d’enregistrement, une récupération automatique ou un stage peuvent être plus pertinents.

  1. Un point perdu est réattribué après six mois sans nouvelle infraction ayant donné lieu à un retrait de points.
  2. Le capital peut être intégralement reconstitué après deux ans sans nouvelle infraction lorsque les retraits proviennent seulement de contraventions des trois premières classes.
  3. Ce délai est porté à trois ans lorsqu’une infraction est un délit ou une contravention de quatrième ou cinquième classe.
  4. Un stage volontaire peut permettre de récupérer jusqu’à quatre points, dans la limite du plafond du permis et à condition de respecter le délai légal entre deux stages.

Attention : Une nouvelle infraction avec retrait de points peut interrompre le délai de récupération. De même, effectuer un stage alors que le solde est encore au plafond peut le rendre inutile. La stratégie doit donc être fondée sur le relevé d’information intégral, sur les retraits encore en attente d’enregistrement et sur une consultation personnalisée. 

Comment Maître Martin Faure prend-il en charge votre dossier ?

1

Audit de la contravention et du permis

Le cabinet vérifie le document reçu, le délai, le mode de constatation, les mentions du procès-verbal, les preuves disponibles et le solde réel du permis de conduire.

2

Présentation d’une stratégie claire

Les chances de succès, le risque financier, l’effet attendu sur les points et les différentes suites possibles sont présentés avant toute démarche. Une contestation n’est engagée que si elle correspond à un objectif identifié et à des moyens défendables.

3

Accomplissement des formalités et défense

Le cabinet rédige les recours, réunit les pièces, contrôle la consignation lorsqu’elle est nécessaire. En cas de poursuites, Maître Faure assure la défense devant le tribunal compétent.

4

Suivi des conséquences sur le permis

L’intervention ne s’arrête pas à la décision pénale. Le cabinet contrôle l’enregistrement et l'évolution des points, conseille sur la date d’un éventuel stage et assure la sauvegarde du permis de conduire.

Maître Martin Faure, avocat en droit routier et permis de conduire, intervient devant les tribunaux et les juridictions administratives de toute la France. La localisation du conducteur ne fait pas obstacle à l’analyse du dossier ni, selon la procédure, à sa représentation.

Quels documents transmettre au cabinet ?

Pour permettre une première analyse, transmettez si possible :

  • Toutes les pages de l’avis de contravention ou de l’amende forfaitaire majorée
  • L’enveloppe et la date à laquelle le document a été reçu
  • La carte grise du véhicule
  • Le cliché radar s’il a déjà été demandé
  • Les justificatifs utiles à la contestation
  • Les précédents courriers adressés à l’ANTAI ou à l’Officier du ministère public
  • La convocation, l’ordonnance pénale ou le jugement éventuellement reçu
  • Le relevé d’information intégral du permis de conduire, particulièrement si le solde est faible

Questions fréquentes sur les contraventions et les retraits de points

Contester une contravention empêche-t-il le retrait de points ?

Une contestation recevable formée avant que l’infraction ne devienne définitive empêche normalement le retrait de points fondé sur le paiement ou sur une condamnation définitive tant que la procédure n’est pas achevée. Il faut toutefois vérifier qu’aucun titre exécutoire d’amende forfaitaire majorée n’a été émis et que la contestation a bien été enregistrée.

La consignation entraîne-t-elle un retrait de points ?

Non. Lorsqu’elle est exigée, la consignation ne vaut pas paiement de l’amende et n’entraîne pas de retrait de points à elle seule. Il faut utiliser la procédure de consignation prévue sur l’avis et non régler l’amende comme si elle était reconnue.

Suis-je obligé de dénoncer la personne qui conduisait mon véhicule ?

Le titulaire personne physique ne doit jamais fournir une fausse identité. Lorsqu’il n’était pas conducteur, sa situation doit être examinée au regard des preuves disponibles et du régime de redevabilité pécuniaire. En revanche, le représentant légal d’une personne morale est soumis à une obligation spécifique de désignation pour les infractions concernées, sauf exception légale.

Peut-on perdre tous ses points en une seule fois ?

Pour plusieurs infractions simultanées, le retrait est en principe plafonné à huit points. Il peut atteindre neuf points dans le cas particulier du cumul entre conduite après usage de stupéfiants et conduite sous l’emprise de l’alcool. Un conducteur en permis probatoire ou disposant déjà d’un faible solde peut donc perdre la totalité de ses points à la suite d’une seule procédure.

Une contravention de stationnement retire-t-elle des points ?

Le stationnement gênant, très gênant ou abusif n’entraîne pas de retrait de points. Le stationnement dangereux constitue en revanche une contravention de quatrième classe entraînant le retrait de trois points.

Que faire si je reçois une lettre 48SI après la contravention ?

La lettre 48SI constate l’invalidation du permis pour solde de points nul. Un recours contre la seule contravention ne suffit pas toujours : il faut analyser immédiatement tous les retraits, les stages, les récupérations et la notification de la 48SI afin de choisir le recours administratif adapté.

Faire analyser votre contravention et votre risque de retrait de points

Une contestation efficace commence par l’examen du document reçu et de la situation réelle du permis. Le délai, le paiement, la preuve de l’identité du conducteur et les mentions du procès-verbal peuvent déterminer l’issue du dossier.

Pour contester une contravention, préparer votre défense devant le tribunal de police ou mettre en place une stratégie de sauvegarde de vos points, transmettez votre avis et votre relevé d’information intégral à Maître Martin Faure.

 

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